Photos : Hira et sa famille dans leur maison

Une vie de confiné au Bangladesh

Bangladesh - Avril 2020

Nous sommes tous impactés par la crise sanitaire actuelle et le confinement mais les conditions à travers le monde ne sont pas toutes les mêmes. Nous avons choisi de vous partager le quotidien de nos bénéficiaires en cette période.

Comme en France, le gouvernement du Bangladesh a pris des mesures et les habitants sont en confinement. Les industries se sont notamment arrêtées laissant les travailleurs précaires sans ressources.

C'est Hira, habitante du bidonville de Bhashantek, qui a accepté de répondre à quelques questions. Hira habite une petite maison avec toute sa famille.

Elle nous a confié son quotidien et ses sentiments actuels.

Plus que jamais la solidarité entre confinés, même à l'autre bout du monde est importante !

Eau et Vie : Comment vous et votre famille vous sentez vous pendant cette période ? Comment faites-vous face ?

Hira : C'est difficile pour moi et ma famille car nous n’avons pas le droit de sortir à l'extérieur de la maison. C'est difficile parce que notre maison est petite et qu'il y fait très chaud. Parfois, nous étouffons, alors nous devons sortir et prendre une grande bouffée d’air à l'extérieur de la maison. Je préfère quand je vais travailler. Ma famille est également stressée d'être infectée car les soins de santé ne sont pas accessibles au Bangladesh.



Eau et Vie : Comment se déroulent vos journées ?

Hira : La nourriture n'est pas suffisante et notre famille est confrontée à une crise financière. Nous n'avons pas de réfrigérateur et nous devons aller au marché au moins tous les deux jours pour nous procurer des légumes frais, ce qui nous oblige à sortir de la maison trop souvent et à manger toujours la même chose. À la maison, j'aide ma famille à nettoyer et à préparer la nourriture pour notre famille.



Eau et Vie : Ressentez-vous des changements dans le bidonville/communauté (calme, anxiété, solidarité etc.) ?

Hira : Il est vraiment difficile de rester calme et de se détendre dans ces conditions très tendues. Je me sens un peu triste et déprimée. Heureusement, certains dirigeants prennent des mesures pour nous apporter du soutien et nous distribuer des vivres.

Continuer à leur fournir un accès à l'eau gratuitement est un geste fort et vital pour eux, nous ne pouvions pas les laisser avec cette inquiétude supplémentaire de ne plus avoir accès à l'eau. Vous aussi, vous pouvez les aider en contribuant à notre fonds d'urgence.