L'accès à l’eau : un défi quotidien

Dans les pays en développement, l’accès à l’eau est l’un des BESOINS CRUCIAUX et l’une des difficultés majeures auxquelles font face les populations les plus vulnérables. Généralement délaissés des politiques publiques urbaines, les quartiers précaires ne bénéficient pas d’un accès durable à l’eau courante, ce qui est source de nombreux problèmes pour les habitants.

La corvée d’eau est principalement effectuée par les femmes et les enfants qui doivent, plusieurs fois par jour, effectuer le trajet entre leur foyer et le point d’eau (puits, borne fontaines...), lourdement chargés . Ces navettes ainsi que les files d’attente et les coupures d’eau accaparent beaucoup de temps qui pourrait être consacré à d’autres activités. De plus, l’eau issue de ces points d’eau est généralement de mauvaise qualité et disponible en quantités insuffisantes pour satisfaire les besoins fondamentaux d’hydratation et d’hygiène personnelle.

Pour pallier le manque de services publics, des systèmes d’approvisionnement parallèles se mettent en place : piratage du réseau d’eau officiel, puits privés, revendeurs illégaux, etc. Le piratage dégrade la pression et la qualité de l’eau du concessionnaire de la ville car l’ensemble de son réseau se retrouve ainsi contaminé par les eaux usées, les déchets... Cela représente également une perte d’eau et donc de revenu pour l’opérateur officiel. Les propriétaires de puits privés et les revendeurs illégaux pratiquent quant à eux des prix nettement supérieurs au tarif du concessionnaire officiel et forment souvent des systèmes mafieux, sources de pression pour les familles . La qualité de l’eau des puits et de l’eau stockée est souvent impropre à la consommation et génère de nombreuses maladies hydriques (diarrhée, choléra, fièvre jaune, dengue, paludisme…) et donc des dépenses de santé importantes .


La réponse d'Eau et Vie

Eau et Vie crée des entreprises sociales locales de distribution d’eau. L'entreprise sociale construit un réseau d’eau connecté à celui du concessionnaire de la ville et distribue l’eau dans le quartier urbain défavorisé en assurant tous les services associés : lecture des compteurs, collecte des paiements, entretien et sécurisation du réseau. La pression est régulée et la dimension des tuyaux est étudiée afin d’éviter les fuites et les contaminations. En partenariat avec l’opérateur d’eau local, l’objectif est de PROPOSER A CHAQUE FAMILLE ET CHAQUE LIEU PUBLIC un raccordement à l’eau courante à domicile. .

L’entreprise intervient dans les quartiers où l’opérateur officiel ne parvient pas à travailler selon ses normes de rentabilité. Contrairement aux idées reçues, les familles défavorisées sont solvables si les projets sont adaptés à leur mode de vie. Les méthodes de travail de l’entreprise sociale locale sont donc adaptées au fonctionnement de la communauté. Par exemple, la collecte des paiements se fait de manière hebdomadaire à domicile. Le personnel (plombiers, collecteurs, encodeurs…) est recruté à 80% dans les quartiers d’intervention où sont implantées les agences.

Le prix de l’eau est défini en partenariat avec l’opérateur officiel puis validé par les autorités locales. Il est calculé de manière à être accessible pour les familles et à couvrir les frais de fonctionnement du réseau. Le coût du raccordement, qui représente une dépense insurmontable avec l'opérateur d’eau officiel, est non seulement beaucoup moins cher, mais est aussi associé à un mode de paiement étalé sur un an.

Chaque agence vise la viabilité financière et organisationnelle en vue de la pérennité de son action dans les quartiers d’intervention. Lorsque le seuil de viabilité est atteint, les bénéfices de l’entreprise sont intégralement réinvestis pour poursuivre les activités d’adduction d’eau et alimenter un fonds communautaire.

Entreprises sociales

Trois entreprises sociales locales ont été créées : Tubig-Pag Asa (« Eau et l’Espoir ») aux Philippines, Shobar Jonno Pani (« Eau pour Tous ») au Bangladesh et Dji Ni Sii (« Eau et longue vie ») en Côte d’Ivoire.

Depuis 2010, l'accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires a été inscrit par l’ONU, comme un des droits humains. Partant du constat qu'un tiers de la population des pays en développement vit dans des quartiers urbains précaires, Eau et Vie a lancé le pari d’améliorer durablement les conditions de vie des familles dans ces quartiers en raccordant chaque foyer à l’eau potable courante.

Aujourd'hui encore, les données sont alarmantes :

Plus d’un milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable.

Toutes les 8 secondes, un enfant meurt dans le monde faute de pouvoir accéder à de l’eau potable.

2,6 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées à la qualité de l’eau.

Source : Oxfam

Les taux de distribution d’eau potable les plus bas se trouvent en Afrique subsaharienne (58 %) et dans le Pacifique (52 %), mais c’est l’Asie qui a le plus grand nombre de personnes ne disposant pas d’eau potable.

Source : UNICEF

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